That’s All Folk … That’s over !

Après cinq saisons d’émissions, diffusées sur 6 radios francophones, j’ai décidé de mettre fin à That’s All Folk !

Mais sur ce site demeurent en écoute une quarantaine d’émissions, disponibles à l’écoute. Le ceur de That’s All Folk bat encore, finalement…

Merci à tous les auditeurs qui m’ont suivi pendant ces quelques années, et merci pour tous ces messages qui m’ont beaucoup touché.

Je poursuis mes aventures radiophoniques avec ELDORADO, émission hebdomadaire d’une heure, diffusée sur 10 radios francophones. Les émissions sont disponibles à l’écoute (podcast / téléchargement / streaming) sur le site www.radio-eldorado.fr

J’espère que vous m’offrirez à nouveau vos oreilles.

A bientôt,

Pierre.

 

 

That’s All Folk #57 : Bror Gunnar Jansson

 

Le blues, paraît-il, n’est pas mort. Non seulement, il bouge encore, mais de surcroît il tient la forme. Plus de cent ans, et toutes ses dents, pour mordre la vie et parcourir le monde entier. Car le blues est universel. S’il fut longtemps ancré sur les rives du Mississippi, les deux pieds dans le bayou, la tête dans le coton, il a depuis vu du pays. La Suède par exemple, où un jeune homme de 28 ans à peine, Gunnar Jansson, semble avoir chanté le blues avant même d’émettre ses premiers babils. Gunnar Jansson joue de plusieurs instruments, et en joue parfois en même temps: il est homme-orchestre, one man band. Un sacré guitariste. Et un sacré chanteur. Du blues, il incarne la lettre, mais aussi l’esprit: « J’écoute attentivement les bruits de la vie. C’est ce qui m’inspire pour mes sons et mes mélodies. »

 

Écoute:

 

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Playlist:

BROR GUNNAR JANNSON. BROR GUNNAR JANSSON (The Greatest Records 2012)

Heartaches And Troubles – 4’05 »

BROR GUNNAR JANNSON. BROR GUNNAR JANSSON (The Greatest Records 2012)

The Wandering Spirit Of B.F. SHELTON – 5’25 »

BROR GUNNAR JANNSON. MOAN SNAKE MOAN (Normandeep Blues 2014)

Butch – 3’50 »

BROR GUNNAR JANNSON. MOAN SNAKE MOAN (Normandeep Blues 2014)

William Is Back – 5’30 »

BROR GUNNAR JANNSON. MOAN SNAKE MOAN (Normandeep Blues 2014)

New Mountain Ballad #1 – 8’00 »


 


That’s All Folk #56 : les chants magnétiques d’Emily Jane White

 

 » Ses complaintes au charme sombre sont portées par cette voix feutrée et pénétrante, qui dévore le silence. Seulement orné d’une guitare ou d’un piano fantôme, son chant grave dégage une sensualité magnétique, parfois à la limite de l’incantation. »

Olivier Granoux, Télérama, 2008

 

Écouter l’émission:

 

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Playlist:

EMILY JANE WHITE. DARK UNDERCOAT (Talitres 2008)

Bessie Smith – 3’25 »

EMILY JANE WHITE. DARK UNDERCOAT (Talitres 2008)

Hole In The Middle – 3’45 »

EMILY JANE WHITE. VICTORIAN AMERICA (Talitres 2009)

Frozen Heart – 5’30 »

EMILY JANE WHITE. ODE TO SENTIENCE (Talitres 2010)

Oh Katherine – 4’20 »

EMILY JANE WHITE. BLOOD / LINES (Talitres 2013)

Faster Than The Devil – 4’30 »

EMILY JANE WHITE. BLOOD / LINES (Talitres 2013)

Thoroughbread – 3’35 »

 



That’s All Folk #55 : le folk économe de Mark Kozelek

 

Mark Kozelek, depuis les années 90, accompagne certains d’entre nous. Parfois fidèlement, régulièrement, parfois en des réminiscences consécutives à des éclipses qui, paradoxalement, ne nous éloignent pas de lui. Kozelek, j’aurais pu en parler il y a des années, et pourtant ce n’est que maintenant. Ce n’est pas que son dernier opus, Benji, paru sous pavillon « Sun Kil Moon », son groupe fondé en 2004 sur les cendres de son précédent « Red House Painters », soit différent des autres. On y retrouve rassuré, troublé toujours, cette voix entre toutes autres reconnaissable, ces arrangements discrets, ces compositions qu’il faut d’abord apprivoiser, pour ne plus ensuite pouvoir s’en passer. Avec Benji, Mark Kozelek est tout simplement au sommet de son art.

 

Écouter l’émission:

 

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Playlist:

SUN KIL MOON. BENJI (Caldo Verde 2014)

Carissa – 6’55’’

PALACE MUSIC. VIVA LAST BLUES (Domino 1995)

New Partner – 3’55’’

RED HOUSE PAINTERS. SONGS FOR A BLUE GUITAR (Island 1996)

Song For A Blue Guitar – 6’00’’

SUN KIL MOON. BENJI (Caldo Verde 2014)

Dogs – 5’35’’

SUN KIL MOON. BENJI (Caldo Verde 2014)

Jim Wise – 3’30’’

 

 

That’s All Folk #54 : Simon & Garfunkel (2de partie)

Si certaines personnes avaient pu, en cette fin des années 60, passer à côté de Simon & Garfunkel, cela devint avec le succès planétaire de la chanson Mrs Robinson, chose impossible.

 

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Playlist:

SIMON & GARFUNKEL. PARSLEY, SAGE, ROSEMARY AND THYME. Columbia 1966

Homeward Bound – 2’30’’

SIMON & GARFUNKEL. BOOKENDS. Columbia 1968

Mrs Robinson – 4’05’’

SIMON & GARFUNKEL. BOOKENDS. Columbia 1968

Bookends Theme – 1’20’’

SIMON & GARFUNKEL. BOOKENDS. Columbia 1968

America – 3’30’’

SIMON & GARFUNKEL. BRIDGE OVER TROUBLE WATER. Columbia 1970

The Boxer – 5’10’’

BOB DYLAN. SELF PORTRAIT. Columbia 1970

The Boxer – 2’45’’

SIMON & GARFUNKEL. THE CONCERT IN CENTRAL PARK. Geffen 1982

The Sound Of Silence – 3’30’’

 

 

That’s All Folk #53 : Simon & Garfunkel (1ère partie)

 

Un mélange inégalé de raffinement vocal et de tendresse mélodique.

Des millions de jeunes dans le monde se retrouvent dans la chanson The Sound Of Silence où résonne un appel à briser la solitude : « Hello darkness my old friend, i’ve come to talk with you again » (Salut pénombre, ma vieille amie, je reviens me confier à toi).

(Michka Assayas, Le Dictionnaire du Rock, éd. Robert Laffont)

 

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Playlist:

 

SIMON & GARFUNKEL. WEDNESDAY MORNING 3 AM. Columbia 1964

Bleecker Street – 2’45’’

SIMON & GARFUNKEL. WEDNESDAY MORNING 3 AM. Columbia 1964

Sparrow – 2’50’’

SIMON & GARFUNKEL. THE COLUMBIA STUDIO RECORDINGS 1964-1970 (Deluxe Collectors 5 CD Box). Columbia 2010

Blues Run The Game – 2’55’’

SIMON & GARFUNKEL. SOUNDS OF SILENCE. Columbia 1966

The Sound Of Silence – 3’10’’

SIMON & GARFUNKEL. SOUNDS OF SILENCE. Columbia 1966

April Come She Will – 1’50’’

SIMON & GARFUNKEL. SOUNDS OF SILENCE. Columbia 1966

I Am A Rock – 2’55’’

SIMON & GARFUNKEL.PARSLEY, SAGE, ROSEMARY AND THYME. Columbia 1966

Scarborough Fair – 3’15’’

 

That’s All Folk #52 : Josephine Foster, à contre-temps

 

Le temps n’a pas de prise sur Josephine Foster. Ou plutôt, c’est Josephine qui semble avoir prise sur le temps. Elle peut le remonter à sa guise : comme quelque poisson qui remonterait le courant de la rivière pour pondre ses œufs, Josephine Foster puise l’inspiration à la source.

Josephine est à l’instar de l’Amérique elle-même creuset de bien des cultures, et incarnation d’un certain continuum historique et musical : les influences des migrants européens, le blues joué sur des pianos de bastringue et le folk sur des violons de fortune, le monde entier dans un harmonica, la musique jouée comme si on la chevauchait, la vie saisie dans son mouvement.

Josephine  Foster et son chant d’avant babel, sa voix d’esperanto, nous offraient fin 2013 un disque intitulé « I’m A Dreamer » paru sur Fire records. Il aurait pu sortir un siècle plus tôt, ses intemporelles mélodies déposées au creux des sillons d’une galette noire recouverte de shellac. Mais c’est aujourd’hui que ce disque sort.

 

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Playlist:

JOSEPHINE FOSTER. I’M A DREAMER (Fire records 2013)

My Wandering Heart – 3’55’’

JOSEPHINE FOSTER. HAZEL EYES, I WILL LEAD YOU (Locust records 2005)

There Are Eyes Above – 3’55’’

JOSEPHINE FOSTER. THIS COMING GLADNESS (Bo’ Weavil recordings 2008)

Indelible Rainbows – 3’45’’

JOSEPHINE FOSTER. BLOOD RUSHING (Fire records 2012)

O Stars – 4’20’’

JOSEPHINE FOSTER. BLOOD RUSHING (Fire records 2012)

Child Of God – 3’40’’

JOSEPHINE FOSTER. I’M A DREAMER (Fire records 2013)

I’m A Dreamer – 3’35’’



That’s All Folk #51 : Jim Yamouridis ou l’éloge de la lenteur

 

 

 

Guitariste et chanteur australien, d’origine grecque et installé depuis une dizaine d’année en Auvergne, Jim fait paraître en février 2014 son quatrième album. Encore un fois, il y est question de racines, de mémoire, de voyage. Mais le mouvement chez Yamouridis est lent et panoramique, et la mémoire longue, autant que les racines. Jim voyage à pied, et bien des paysages sont arpentés. Il privilégie les chemins de traverse et les brises méridionales.

En homme qui sait prendre son temps et creuser le même sillon – car c’est ainsi que Jim sait faire jaillir la vérité –  avec la régularité d’un métronome, tous les trois ans, Jim fait paraître un disque. C’est naturellement donc que l’année 2014 vit éclore un nouvel album, conviant la même équipe de musiciens, le même folklore imaginaire, les mêmes compositions hors pair, la même voix profonde, les mêmes arrangements subtils et inattendus…

 

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Playlist:

JIM YAMOURIDIS. THE NAME OF THIS PLACE (2005 La Coopérative de Mai)

Too Late – 5’21’’

JIM YAMOURIDIS. TRAVELLING BLIND (2008 Les Disques Bien)

Grass And Dew – 3’55’’

JIM YAMOURIDIS. INTO THE DAY (2011 Starlight Walker)

Ragged Or Whole – 3’40’’

JIM YAMOURIDIS. THE TRUE BLUE SKIES – 2014 Microcultures

Body Of Proof – 4’00’’

JIM YAMOURIDIS. THE TRUE BLUE SKIES – 2014 Microcultures

The Fields And The Meadows – 4’35’’

 

The True Blue Skies (Label Microcultures - 2014)

 


That’s All Folk # 50: A la rencontre de Ed Askew

 

Trop rares sont ceux qui ont emprunté le chemin qui les a menés jusqu’à Ed Askew. Moi le premier, j’ai l’ai trouvé par incident, presque par erreur, et bien tard. Mais une fois emprunté, le chemin sera sans cesse foulé, arpenté, chaque caillou soulevé, chaque fissure apprivoisée. Les chansons de Ed Askew sont telles le chant des oiseaux : élémentaires, faussement simples, indispensables.

Le dernier disque d’Ed Askew (« For the world ») semble avoir ouvert les portes, fait trembler les murs de silence qui l’entouraient imperturbablement jusque-là. A moins que ses contemporains soient enfin prêts pour écouter les chansons d’Ed Askew, des histoires étranges mais racontées par un homme normal… Des chansons humbles et épiques à la fois.

On est rarement prêt pour le bonheur, alors peut-être n’étions-nous pas prêts pour les chansons d’Ed Askew ?

 

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Playlist:

ED ASKEW. FOR THE WORLD (Tin Angel records 2013)

Roadio Rose – 7’25’’

ED ASKEW. ORANGE (Bandcamp 2013)

Bridges In The Stars – 5’50’’

ED ASKEW. FOR THE WORLD (Tin Angel records 2013)

Blue Eyed Baby – 3’15’’

ED ASKEW. FOR THE WORLD (Tin Angel records 2013)

For The World – 3’10’’

ED ASKEW. LIVE AT THE CAKE SHOP (footage -16 janvier 2013)

Roadio Rose – extrait 1’10’’

 

Un grand merci à Ed Askew pour l’interview accordée, et à Ursula Talbi pour la traduction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


That’s All Folk #49 : Les Voix du Mississippi (2ème partie)

 

 

Les Voix du Mississippi viennent de loin nous chanter la destinée du peuple noir en Amérique. Les Voix du Mississippi ont inventé le blues, et au passage les fondamentaux de toute une bonne partie de la musique populaire mondiale d’aujourd’hui. Souffrance et plaisir se mêlent en ces voix, comme en l’ouvrage qui les célèbre.

Les Voix du Mississippi, donc, de William Ferris, qui paraît fin 2013 en France, 4 ans après son originelle parution outre Atlantique sous le titre original Give My Poor Heart Ease : The Voices of the Mississippi Blues, est en fait le recueil de témoignages datant des années 60 et 70. Histoires de vies retranscrites, mais aussi musiques enregistrées et filmées : c’est tout ça en même temps que nous offre le folkloriste et écrivain sensible William Ferris.

Sur cet hommage magnifique au blues premier du Mississippi, une première émission de That’s All Folk s’était déjà consacrée. J’y évoquai William Ferris lui-même, et la première partie du livre, attentive aux racines du blues. Voici la seconde émission.

 

Écouter l’émission:

 

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Playlist:

DETENUS DU CAMP B DU PENITENTIER DE PARCHMAN. Lazarus – 2’45’’

(Les Voix du Mississippi, CD “Les racines du blues” – éditions Papa Guédé 2013)

LEE KIZART. I Got the World In A Jug And The Stopper in My Hand – 2’35’’

(Les Voix du Mississippi, CD “Les racines du blues” – éditions Papa Guédé 2013)

JAMES « SON FORD » THOMAS. Cairo Blues – 4’25’’

(Les Voix du Mississippi, CD “Les racines du blues” – éditions Papa Guédé 2013)

JASPER LOVE. Desert Blues – 3’40’’

(I Have To Paint My Face : Mississippi Blues – Arhoolie 1960)

JOE “POPPA ROCK” LOUIS. Why BB King Sings The Blues – 0’35’’

(Les Voix du Mississippi, CD “Les racines du blues” – éditions Papa Guédé 2013)

BB KING. Worried Dream – 2’50’’

(Blues On Top Of Blues – Beat Goes On 1968)

WILLIE DIXON & MEMPHIS SLIM. Built For Comfort – 2’30’’

(Willie’s Blues – Status records 1960)